Death Note : manga mortel
Par Julien Meyrat • mar 6 mar 2007 • Categorie: Bande DessinéeTome 2 paru en février 2007

Sujet de rédaction : vous trouvez un moyen de tuer n’importe qui juste en écrivant son nom sur une page de cahier. Impossible de remonter jusqu’à vous, impossible de prouver votre responsabilité. Que faites-vous ?
Ça ressemble à du Buzzati (Le K), ça rappelle vaguement 100 Bullets (d’Azzarello et Risso), mais c’est un manga. Donc, oui, ce sera violent, mais pas seulement, car quand on dispose de centaines de pages, on peut se permettre de fouiller bien plus avant les psychologies. Et Tsugumi Ohba aime apparemment développer les jeux d’esprit.
La trame de base, plutôt originale, est rapidement dépassée par le duel terrible auquel vont se livrer les deux personnages principaux, étranges yin et yang que tout rapproche et tout oppose. En effet, nous avons d’un côté Light Yagami, lycéen génial et déterminé à utiliser son cahier magique pour débarrasser la planète de sa racaille. Une ambition noble à l’origine, mais qui le fait très rapidement sombrer dans des aspirations démiurges et assassines. Devenu « Kira » dans l’inconscient collectif, il est également la cible de toutes les polices du monde, un détail qu’il entend gérer sans difficulté, son père étant le commissaire principal chargé de cette affaire pour le Japon.
De l’autre côté, nous avons L, jeune génie de la déduction qui aide régulièrement Interpol pour les affaires insolubles. Manifestement névrosé, L est un personnage des plus énigmatiques qui, tout en semblant considérer l’affaire Kira comme le défi de sa vie, la prend pourtant avec une sorte de détachement absolu. Il faut dire que ses aptitudes de détective sont époustouflantes : en quelques minutes, il prouve que Light a besoin du nom et du visage de la personne pour pouvoir la tuer.
Toute la force du manga repose ici sur le caractère des deux personnages, leur affrontement à distance et la pression terrible qui pèse sur chacun d’eux. L est condamné à la réclusion, son équipe limitée au strict minimum (étrangement, aucun policier n’est motivé pour travailler sur l’affaire d’un mystérieux justicier capable de tuer n’importe qui d’un clin d’œil). Light est sans cesse sur le point d’être démasqué, vivant chez la personne qui organise sa traque. La longue séquence où il discute avec une jeune femme venue fournir de précieux renseignements pour pouvoir obtenir les informations nécessaires à son élimination, dans le tome 2, est à ce titre exemplaire : une tension digne des meilleurs polars, deux personnages à l’intelligence acérée dansant tous les deux sur le fil du rasoir.
Auteur aussi énigmatique que le L qu’elle met en scène, la mystérieuse Tsugumi Ohba développe un style qui n’est pas sans rappeler un Naoki Urasawa (20th Century Boys, Monster…) en plus sombre, plus malsain. Il faut dire que nous avons ici le choix entre un monstre terriblement séduisant et un autiste pas particulièrement classieux. Ajoutons à ce duo Ryuuk, un « dieu de la mort », ancien possesseur du fameux cahier et descendu sur Terre pour étudier l’humanité. Cette créature, que seul Light peut voir, joue les fléaux de balance en veillant bien à ne prendre aucun parti. Derrière sa dégaine grotesque et, malgré tout, plutôt inquiétante, impossible de deviner ses véritables intentions. D’autant que le cahier est doté de nombreuses propriétés qu’il ne délivre qu’au compte-gouttes à son nouveau rédacteur.
Le dessin signé Takeshi Obata est tout à fait à la hauteur de l’intrigue. Clair, net, pas innovant pour deux sous mais extrêmement précis et léché, l’illustrateur du célèbre Hikaru no Go s’adapte parfaitement à cette intrigue malsaine et dérangeante. Pour l’instant, seulement deux tomes ont été édités chez Kana. La parution s’annonce régulière, tant mieux, car voici une série véritablement fascinante qui, si elle ne révolutionnera peut-être pas l’étude de la dialectique bien – mal (difficile de se prononcer au bout de seulement deux numéros), vous procurera au moins quelques frissons de plaisir nerveux.
Death Note, scénario de Tsugumi Ohba, dessins de Takeshi Obata, éditions Kana, collection Dark Kana.
Technorati Tags: Buzzati, Azzarello, Risso, Tsugumi Ohba, manga, Naoki Urasawa, Takeshi Obata, Hikaru no Go, Death Note, Dark Kana, Culture, Critique, Bande dessinée, Opinion
Julien Meyrat est le rédacteur Bande Dessinée de Culturofil. C'est lui qui a créé nos Grimaces.
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Salut cela me rappel le style de D Grayman vous devriez aller faire un tour sur son nouveau site
http://www.akuma-killers-club.com/index.php
J’ai vue l’animé en version japonaise sous titrée et je peut vous assurer que l’intrigue ne baisse pas les et que les ruses utilisées par Yagami Raito(Light) son encore plus ingenieuses et surtout démoniaque
En bref un senario digne des meilleurs thriller avec des moments d’extreme tension
Pour moi death note est un chef d’oeuvre!
Ce manga, jl’ai squaté, il me manque plus que les episodes non subbés fr et je l’ai fini, il tue(c’est un jeu de mot)
Tu est fan de manga et de fanfic, voici le new manga ( de, euh, moi) Alors voici le lien direct vers mon blog, n’oubliez pas, ceci ne fait que comencé.(http://datsuyo.skyblog.com/)
qui a l’adresse de Tsugumi?! j’ai besoin de lui parler,c’est hyper important s’il vous plait c’est a propos de la fin du manga!!!j’ai une info pour lui qui devrait l’intéraiser!!!arghh je vous donne mon mail: “filledurock@laposte.net”
s’il vous plait dite-moi que vous avez sont adresse mail ou quoi!!!!!!!!!!!!!!!
sauf qu’apparemant ANTOINE,ya une chose dont tu n’est pas au courant,crétin!!!! personne ne le sait sauf moi!!! L VA MOURIR!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
D’accord avec Datsuyo il est mortel ce manga et aucun il n’y a pas que L qui va mourir mais aussi beaucoup de personne qui font partie des personnage principal
Mais j’ai pas envie de vous le dire aussii non sa ne serai pas drole
Pour information, nous testons bientôt le coffret DVD enfermant l’anime, dans nos pages…