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L’Opérette imaginaire

Par Dobrina Clabeaut • sam 19 mai 2007 • Categorie: Théâtre

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Pour mettre en scène la pièce de Valère Novarina, Rémi Sabau et Pauline Martin se sont rendus complices d’une adaptation originale. Un moment de théâtre inédit et réjouissant en perspective.

  • Culturofil : Le théâtre de Novarina est un théâtre assez difficile, exigeant. Qu’est-ce qui vous a poussé avec Pauline Martin vers la mise en scène de L’Opérette imaginaire ?
  • Rémi Sabau : Nous avons travaillé avec le dramaturge de Novarina, Pascal Omhovère, dans le cadre du lycée. Cette première approche de l’écriture de Novarina était d’une part mystérieuse, car la langue de Novarina ne nous parle pas directement et donne d’abord l’impression d’être très intellectuelle. Mais dans un deuxième temps, avec le jeu, cette langue finit par nous parler, et relève d’un français assez primaire.

  • Culturofil : Quel est votre parti pris de mise en scène ?
  • Rémi Sabau : Il y a déjà un parti pris d’adaptation puisque nous ne jouons pas la pièce dans son intégralité. Pour nous, l’adaptation a été le moyen de clarifier certains sujets que développe Novarina. Nous avons ainsi principalement travaillé sur le fait que cette création s’élaborait avec le public. Comme nous n’étions que deux, nous avons imaginé mettre en scène deux acteurs entrant dans le théâtre, alors que le spectacle n’était pas encore créé et que tout restait à faire. L’imaginaire devait ainsi prendre place à travers une succession de scènes liées à la recherche d’un angle d’attaque pour la création, à l’image d’acteurs effectuant leurs essais pour que les meilleurs puissent être définitivement retenus. Sauf que dans notre cas, les répétitions se succèdent sans qu’il y ait de sélection : à la fin, seulement, nous découvrirons si nos essais forment un ensemble suscitant la joie ou la déception. Et l’on espère que tout cela s’effectuera dans le rire, ou du moins le sourire… !

  • Culturofil : Novarina parle beaucoup de l’animalité de l’acteur, d’un acteur « agi » par le texte plus qu’il ne serait lui-même agissant. Est-ce une dimension que vous avez prise en compte dans votre interprétation ?
  • Rémi Sabau : Au niveau du jeu d’acteur, l’animalité est liée au fait que nous travaillons sur le corps. Les mots entraînent le jeu, plus que le jeu n’entraîne les mots. Nous ne sommes pas dans un théâtre psychologique. L’animalité peut donc se retrouver à ce niveau, et peut aussi relever des pulsions issues du caractère animal de l’homme. Mais cela demeure très humain, et reste ancré dans la vie.

  • Culturofil : Avez-vous d’autres projets en vue ?
  • Rémi Sabau : Nous avons proposé notre projet à l’Atep 3 dans la perspective de rejouer un travail qui a constitué une expérience, tant sur le plan de l’adaptation, de la dramaturgie, de la mise et scène que du jeu, sans négliger l’apprentissage de l’administratif… ! Nous mettrons certainement en œuvre une nouvelle création l’année prochaine, même si nous essayons par ailleurs de nous consacrer à notre avenir professionnel.

    L’Opérette imaginaire, d’après Valère Novarina, mise en scène et interprétation de Pauline Martin et Rémi Sabau, samedi 19 mai 2007, à 13h30 en Salle 25 (durée 30 minutes).

    A découvrir également dans le cadre de la Fêtre théâtrale étudiante :
    - Souviens-toi Lumumba, d’après Une Saison au Congo d’Aimé Césaire, auto-performance de Cylia Seebaluck-Mahé et la compagnie L’Instant présent, samedi 19 mai 2007 à 15h en salle 25.

    Infos pratiques :
    Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle
    13, rue Santeuil, Paris 5e
    M° Censier Daubenton.
    Renseignements complémentaires sur le site de l’ATEP 3 et sur cultures.univ-paris3.fr.

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    Dobrina Clabeaut est une ancienne rédactrice Littérature du magazine.
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