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Markus, pas de deux entre une comédienne et une marionnette

Par Dobrina Clabeaut • sam 19 mai 2007 • Categorie: Théâtre

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Dans Markus, Clotilde Payen interprète entre gestes et mots un duo dansé sur l’amour et ses désillusions. Avec son confident de fils et de bois, elle se livre à un jeu sur le langage et le corps. Rencontre avec une artiste dont le travail est à l’image de ses voyages : en perpétuel mouvement.

  • Culturofil : Tu présentes Markus, une pièce dansée pour une femme et une marionnette. Peux tu nous parler de ton travail autour de ce spectacle qui mêle théâtre, danse et manipulation ?
  • Clotilde Payen : C’est un projet que j’ai depuis un moment. Il a mis du temps à mûrir. J’ai tout d’abord trouvé une marionnette à fil, puis tout s’est transformé en permanence. Je dois dire que je n’utilise finalement pas les fils, ou que du moins je m’en sers d’une certaine façon. Mais je n’en dirai pas plus…. !
    J’avais déjà travaillé avec une costumière et plasticienne. Je lui ai parlé de mon projet et elle m’a construit un costume qui parle quelque part de la marionnette, dans la mesure où il me transforme en tant que danseuse, me modifie comme des fils ou une main modifierait une marionnette. A partir de là, j’ai eu pas mal recours à la danse mêlée au théâtre, parce que j’aime parler dans mes spectacles. J’utilise une forme de langage des signes, ainsi que des mots. Il y a toujours un lien très fort entre la danse et le texte. J’ai construit vingt minutes d’une pièce qui raconte une histoire d’amour entre une femme et une marionnette. Et je suis tour à tour manipulatrice et personnage, ce qui n’a pas été facile à gérer.

  • Culturofil : Markus est un spectacle conçu pour le voyage. Au-delà de son escale à Paris 3, quelles sont ses prochaines destinations ?
  • Clotilde Payen : J’ai vécu à Londres et monté, dans le cadre d’une école, une pièce qui mêlait plusieurs langues. Elle incluait des comédiens et danseurs que j’avais recrutés. Nous utilisions de l’anglais, de l’espagnol, de l’italien et du russe. De même, dans l’actuelle forme de mon spectacle Markus présenté à Paris 3, je mélange différentes langues. Etant donné que j’en parle moi-même un certain nombre, je peux aussi bien m’exprimer dans une langue originale, ou traduire certaines phrases clefs en français.
    Je suis d’ores et déjà invitée à Londres dans un espace de performance, et j’ai des contacts avec Berlin. Dans le cadre de Paris Jeune aventure, j’ai présenté un dossier pour partir au Japon et travailler avec une musicienne japonaise. Ces expériences et ces voyages, me permettent de modifier encore et toujours mon spectacle. Ainsi, je présenterai demain une version conçue et écrite par rapport à l’espace de représentation. Markus est donc incessamment appelé à évoluer.

  • Culturofil : Tu es co-fondatrice de la compagnie Al di la Danse Théâtre. As-tu d’autres projets en vue avec ta compagnie ?
  • Clotlide Payen : Al di la signifie « au-delà » en italien. Pour nous, il s’agit d’aller au-delà des formes conventionnelles, de les dépasser. Nous avons déjà créé un spectacle masqué jeune public l’année dernière, Lina Malou, joué à Paris 3. En juin, nous nous attellerons à un nouveau projet jeune public.

    Markus, mise et scène et interprétation de Clotilde Payen, samedi 19 mai à 15h45, Amphi B (durée : 20 minutes).

    Infos pratiques :
    Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle
    13, rue Santeuil, Paris 5e
    M° Censier Daubenton.
    Renseignements complémentaires sur le site de l’ATEP 3 et sur cultures.univ-paris3.fr.

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    Dobrina Clabeaut est une ancienne rédactrice Littérature du magazine.
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