culturofil_header.jpg

The Zodiac de Alexander Berkley, le DVD

Par Willy Gilboire • mer 6 juin 2007 • Categorie: Dvd

Sortie le 06 juin 2007

Appréciation de Willy niveau 1

This is the Zodiac speaking…
Un énigmatique tueur en série assassine sauvagement des couples d’amoureux tout en laissant de mystérieux indices aux enquêteurs. L’un d’entre-eux, l’officier de police et père de famille Matt Parish (Justin Chambers), se lance sur ses traces.

Le 06 juin, l’éditeur Opening profite de la diffusion au cinéma de Zodiac de David Fincher pour éditer en DVD The Zodiac de Alexander Bulkley réalisé en 2005.
Qu’y a t-il donc à retenir de ce film qui n’a pas obtenu les faveurs d’une sortie en salle, surtout lorsque l’on a déjà pu voir le brillant travail de David Fincher ?

Visuel DVD The Zodiac

Tout d’abord, il est clair qu’Alexander Bulkley n’a pas le même carnet d’adresse que David Fincher. Interprêté et limité par de jeunes comédiens assez fades comme Justin Chambers (aperçu dans Grey Anatomy), Robin Tunney (aperçue dans Vertical Limit et Prison break) et William Mapother (aperçu dans Lost), le casting de The Zodiac souffre déjà de la comparaison avec la prestigieuse distribution du Zodiac de David Fincher.
Autre point commun entre les deux films hormis le sujet, la présence du vétéran Philip Baker Hall qui réhausse cette distribution (ici chef de police pour Alexander Bulkley et graphologue plus tard pour David Fincher).
D’autres divergences se vérifient dans le traitement même de l’énigme du Zodiaque.
Alors que David Fincher fait le choix de suivre chronologiquement et méticuleusement la théorie de Robert Graysmith, à savoir la probable culpabilité de Arthur Leigh Allen, Alexander Bulkey choisi de délimiter le récit de The Zodiac entre la première agression mortelle (celle de David Arthur Faraday et de Betty Lou Jensen, écarté par David Fincher dans son film) et la menace lancée contre les autobus d’écoliers, soit une vingtaine de mois contre la vingtaine d’année retracée dans Zodiac.
Pourquoi un tel choix de la part d’Alexander Bulkley dans le traitement d’un sujet aussi complexe que celui-ci ?

Le Zodiaque

En faisant un détour par la fiction, ce cinéaste s’attache à montrer les répercussions des meurtres du Zodiaque, aussi bien sur la cellule familiale du policier chargé de l’enquête que sur la communauté californienne de l’époque.
Par ce biais et par moment avec lourdeur, le film s’efforce de décrire l’obsession et surtout la frustration d’un personnage qui échoue dans son rôle improvisé de déchiffreur de signes.
Nous retrouvons d’ailleurs le thème de l’obsession dans Zodiac de David Fincher, autant délétère et transmissible que dans le film de Alexander Bulkley où cet état d’esprit se transmet du père au fils.
Bref, le film trouvera un intérêt si vous avez vu la version de David Fincher. Plus détaillé que dans Zodiac, les meurtres font l’objet de longues séquences à part entière dans le film de Alexander Bulkley.
On retiendra donc celle, brillante, du lac Berryessa (l’agression au couteau de Cecilia Shepard et de Bryan Hatnell) où, traité comme une anomalie visuelle, le Zodiaque surgit au fond du cadre pour venir tranquillement s’en prendre au malheureux couple.

Image (une assez belle photographie de Denis Maloney) et son 5.1 Dolby Digital impeccables, interactivité inquiétante proposant chapitrage et film annonce, le DVD de The Zodiac édité par Opening respecte le minimum syndical.
À découvrir donc si vous êtes fasciné par l’énigme du Zodiaque et par l’impact qu’ont eu ses meurtres durant l’exceptionnelle année 68.

The Zodiac, un film de Alexander Bulkley, avec Justin Chambers, Robin Tunney, Rory Culkin, William Mapother et Philip Baker Hall, édité par Opening.
USA, 94 min, couleur, format 1.77 – 16/9 compatible 4/3, v.f. 5.1 Dolby Digital et v.o.s.t.f.r. Stéréo ou Dolby Digital 5.1
Édition DVD testée sur Samsung LE40F71B et Philips Home Cinema HTS6510.
Crédit photographique : Opening.

Technorati Tags: , , , ,

Willy Gilboire est un des rédacteurs DVD & Blu-ray du magazine.
Ecrire à cet auteur | Tous les articles de Willy Gilboire

Les commentaires sont fermés.