culturofil_header.jpg

Bloc-notes du 29 mars 2008

Par La Rédaction • sam 29 mar 2008 • Categorie: Bloc-note

Voici ce qu’il ne faut pas manquer cette semaine :

BullePrincesses charmantes :

La princesse Végétaline est prisonnière dans sa tour dorée. Une jeune fille prénommée Codette, éprise au premier regard, part pour la sauver. Tout le talent et le charme de Lisa Mandel (Nini Patalo) au service d’un conte de fée résolument moderne, intelligent et bien ficelé. Une friandise qu’il serait bien dommage de se refuser.
Princesse aime princesse, textes et dessins de Lisa Mandel, éditions Gallimard, collection Bayou (JM)

princesse_aime_princesse.jpg

BulleLes sœurs de Gion de Kenji Mizoguchi, l’édition DVD single collector :

Deux sœurs que tout oppose cohabitent dans le quartier de Gion réservé aux Geishas. La première, Umekichi (Yoko Unemura), sort d’une éducation traditionnelle et accepte sa soumission au désir masculin. La seconde, Omocha (Isuzu Yamada), réfute violemment sa condition…
La femme se révolte dans Les sœurs de Gion, film de 67 minutes réalisé en 1936. Elle déclare même d’emblée la guerre à la gente masculine.
Plus dure est la chute malheureusement après cette vaine insurrection. Après avoir brossé des portraits de femmes héroïques et dignes face à l’arbitraire masculin, Kenji Mizoguchi fait naître la révolte chez une femme jeune et cultivée et n’hésite pas à montrer son l’échec cuisant. Féministe mais pertinent sur l’image de la femme japonaise des années 30, Les sœurs de Gion apporte une certaine et importante ambiguïté du regard de Kenji Mizoguchi sur la condition des femmes.
Après une introduction à cet excellent film (Les sœurs de Gion par Pascal Vincent) et un commentaire (Un film d’apprentissage) de Pascal Vincent, attardez-vous enfin et sans hésitation sur le passionnant documentaire Geishas de Gion, l’art de paraître.
Les sœurs de Gion de Kenji Mizoguchi, avec Isuzu Yamada et Yoko Unemura.
Japon, 1936, noir et blanc, 67 min, format 1.37 respecté - 4/3, V.O.S.T. Sorti depuis le 19 mars 2008.
Crédit photographique : Carlotta films. (WG)

Les soeurs de Gion.jpg

BulleLa dernière légion de Doug Lefler, le DVD :

Le jeune Romulus Auguste (Thomas Sangster), récemment sacré dernier des Césars a été capturé par l’armée barbare Goth. N’ayant pu empêcher cet enlèvement et l’exil de Romulus sur l’île forteresse de Capri, le commandant de la quatrième légion, Aurélius (Colin Firth), s’allie à la guerrière Mira (Aishwarya Rai) et au magicien Ambrosinus (Ben Kingsley) pour partir à son secours…
Réalisé par un ex-collaborateur de Sam Raimi, Paul Verhoeven et John Woo (quand même !), La dernière légion est un joli désastre filmique : scénario au final ultra-grotesque, décors en carton-pâte, jeux d’acteurs de la même matière (en tête ceux des barbares goths), scènes d’action sans âme ni souffle (un comble pour un film à priori épique !)…
Embarqués dans cette cruelle galère, Ben Kingsley et Colin Firth payent leurs impôts de leur coté, Aishwarya Rai prend la pose…
Quand au DVD édité par TF1, nous profitons quand même d’une agréable intéractivité greffée autour de l’épée légendaire des Césars : making-of promotionnel sans intérêt, bandes-annonces des sorties TF1 Video et un lien internet.
La dernière légion de Doug Lefler, avec Colin Firth, Aishwarya Rai, Peter Mullan, Ben Kingsley et Thomas Sangster.
Coproduction, 2007, couleurs, 101 min, format 2.35 cinéma respecté scope - 16/9 comp 4/3, V.O.S.T français et V.F. 5.1. Sortie le 10 avril 2008.
Crédit photographique : TF1 Video. (WG)

La dernière légion.jpg

BulleFestival du cinéma indépendant du continent américain :

Voilà un festival à ne rater sous aucun prétexte! À l’heure où la plupart d’entre nous pense que l’expression « les américains » ne renvoie qu’aux habitants des Etats-Unis d’Amérique, il fait bon trouver une festival de cinéma qui nous rappelle que l’Amérique est avant tout un continent, et un continent constitué de nombreux pays, géographiquement proches mais culturellement bien éloignés des USA.
Pour sa deuxième édition, ce Festival du cinéma indépendant du continent américain se propose donc d’aborder les cinématographies chilienne, brésilienne, argentine et mexicaine, afin que nous puissions à notre tour constater que de nombreux réalisateurs émergent aussi dans ces pays-là. Une façon de se souvenir, à travers une sélection de documentaires et de longs métrages de fiction, qu’il n’y a pas que les films US et français dans la vie.
Festival du cinéma indépendant du continent américain, du 2 au 15 avril 2008. (MG)

BulleVoyage dans l’ego d’un rappeur :

À force d’avoir des activités annexes et filmées avec des demoiselles peu vêtues et siliconées, on avait fini par oublier que Snoop Dogg était aussi un artiste. Ego Tripppin’, son nouvel album, vient le rappeler avec bonheur. Accompagné par quelques unes des figures les plus en vue du hip-hop US (Teddy Riley, Pharell Williams, Raphael Saadiq, Dr Dre), il réalise un retour réussi, qui redonne au rap californien toute son importance. (L)

Tagué comme: , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,
Ecrire à cet auteur | Tous les articles de La Rédaction

Laisser une réponse