Death Note - coffret 3 DVD mortel
Par Willy Gilboire • mar 3 juin 2008 • Categorie: Dvd / Blu-raySorti depuis le 09 avril 2008

Depuis l’au-delà, Ryûk (Ryûku dans la version originale), Dieu de la mort, abandonne par ennui son « death note » sur terre. Livre maléfique permettant de mettre fin à la vie de n’importe quel humain, le death note finit par tomber dans les mains de Yagami Raito, un lycéen surdoué.
Ce dernier en découvre vite les terribles pouvoirs : quiconque voit son nom inscrit dans le livre meurt instantanément.
Le destin est en marche. Avec le death note, Raito entreprend d’éradiquer le mal sur terre et de devenir, ni plus ni moins, le dieu d’un nouveau monde.
« Au cœur des ténèbres qui s’étendent, j’ai juré de me révolter et je ne laisserai personne se mettre en travers de mon chemin. » Traduction du refrain de The world de Nightmare
Fort du succès que rencontre le manga Death Note en france et ce, jusque dans les cours de récréation (!), l’édition DVD de la version animée de ce chef-d’œuvre se devait d’être à la hauteur pour les nombreux passionnés.
Dans les douze premiers épisodes du volume 1, édités sur trois DVD par Kana, Death Note installe brillamment ce qui a fait le succès de cette grande série : un scénario maîtrisé, une logique implacable, un rythme et un suspense haletant, et enfin l’affrontement intellectuel de deux héros charismatiques, aussi antagonistes que le jour et la nuit.
Rappelons aussi l’extrême noirceur du récit machiavélique de Tsugumi Ohba1 puisque ce dernier a probablement créé la plus belle complicité pouvant s’installer entre un spectateur et un personnage de fiction.
En regardant l’anime2, on en arrive en effet à se surprendre à s’identifier au lycéen surdoué Yagami Raito3 ,alias Kira4. Suivez le parcours criminel de ce dernier et vous apprécierez, non sans un plaisir coupable, toute l’arrogance et l’omnipotence de ce personnage séduisant.
En outre, l’affrontement contre L5, géniale anti-thèse de Raito, ne fera que d’exacerber ensuite votre plaisir à suivre la traque de ce dernier et les manœuvres qu’il entreprendra pour la contrecarrer.
Pour conclure, les douze premiers épisodes de Death Note créent très vite une addiction, identique à celle de tous ces récits basés sur le système du « cliffhanger » et peuvent se résumer ainsi : la découverte du death note et de ses arcanes, le défi de L, l’apparition d’un nouveau trouble fête dans le duel L - Raito.

Pour son passage vers le monde de l’animation, Death Note se voit enrichi par l’excellent travail du Studio Madhouse. Les splendides génériques donnent d’ailleurs le ton avec leurs escalades d’images symboliques et leurs motifs religieux6. Accompagné des titres entrainants The world et Alumnia du groupe pop rock Nightmare, Death Note ne peut que susciter l’immédiate adhésion à son univers moderne et stylisé.
Un brin en dessous de la qualité de l’animation de ses génériques (une constante dans les séries d’animation japonaise), le travail réalisé par le studio Mad House dans chaque épisode reste quand même largement au dessus de la moyenne de ce qui peut se faire actuellement.
Loin du travail irrégulier que l’on constate par exemple chez le Studio Pierrot7, le studio Mad House a visiblement été au petit soin avec cette œuvre et ce dès le premier épisode où le split-screen et les contre-plongées font merveilles8.
Le « character design » fait également merveille lorsqu’il est ici associé à l’exemplaire doublage japonais. Pour l’anecdote, nous n’avons pas pu tenir plus de cinq minutes en écoutant la piste française. Une catastrophe qui témoigne du retard et du manque de considération en France pour le domaine du doublage sachant par exemple qu’au Japon, les doubleurs japonais sont des stars au même titre que les acteurs du cinéma.
Terminons enfin par la partition exceptionnelle de Taniuchi Hideki et Yoshihisa Hirano, similaire dans les choix artistiques à celle de l’anime Saint Seiya puisqu’elle associe parfaitement musique sacrée (instruments classiques et chœurs de requiem) et musique populaire (du rock) et ce, pour notre plus grand plaisir. Un pur bijou sonore qui mérite que vos oreilles s’y attardent.

Kana est au petit soin avec les amateurs d’animation puisque le premier volume d’épisodes est un coffret luxueux, illustré par les somptueux dessins en couleurs du studio Mad House. Trois photos exclusives de Death Note accompagnent d’ailleurs les 3 DVD contenus dans le packaging.
Pour l’interactivité, un générique spécial a été conçu pour lancer chaque DVD. Parfaitement dans le ton de l’anime et bercé par l’inquiétante partition de Taniuchi Hideki et Yoshihisa Hirano, Death Note fait son effet en DVD.
Une image superbe et sans défaut, une colorimétrie intense et riche, un son clair et précis. Nous ne pouvions rêver mieux si ce n’est un meilleur contenu puisqu’une galerie d’illustrations sera le seul supplément à se mettre sous la dent.
Nous ne pouvons que nous en étonner avec tous ce qu’il est possible de dégager autour de cet anime. Point d’analyses donc ni de reportages pour enrichir votre découverte de cette œuvre d’exception.

Disponible également dans une édition limitée avec livret + stand up + figurine qui comblera les collectionneurs, l’anime Death Note est incontournable.
Nous attendons avec impatience le volume deux de Death Note tout en espérant que l’éditeur Kana enrichisse les contenus de ses déjà bien belles éditions DVD.
Death Note - Volume 1, 12 épisodes du Studio MadHouse. D’après l’œuvre de Tsugumi Ohba. Musique de Taniuchi Hideki et Yoshihisa Hirano.
Japon, 2006, couleurs, format 16/9 comp 4/3, versions originales et française, sous-titrées français et néerlandais.
Édition 3 DVD testée sur Philips Home Cinema HTS6510 et Samsung Full HD LE40F71B.
Crédit photographique : Tsugumi Ohba, Takeshi Obata/ SHUEISHA, VAP, MAD HOUSE, C-block, DNDP.
- Un auteur mystérieux dont personne n’a pu voir le visage à ce jour.[↩]
- Pour les profanes, le terme « Anime » est une francisation du mot anglais « Anime » et désigne spécifiquement les dessins animés japonais[↩]
- Le nom est d’ailleurs composé de deux Kanjis : Yoru, qui signifie le soir ou la nuit et Kami, qui signifie dieu. Le prénom est la prononciation japonaise du mot anglais Light, autrement dit Lumière.
On peut voir aussi que Yagami Raito est largement inspiré du célèbre Iori Yagami, célèbre anti-héros créé par l’éditeur SNK dans leur mythique jeu The king of fighters.[↩] - La prononciation japonaise du mot anglais Killer.[↩]
- Hell ?[↩]
- Citons pêle-mêle la pomme biblique, la vierge Marie douloureuse, etc.[↩]
- Nous pensons ici à l’anime Naruto qui voit bon nombre de dessinateurs différents se succéder pour ses épisodes officiels ou non.[↩]
- Les vues sur la voute céleste soulignent-elles d’ailleurs l’absence de Dieu ou l’omnipotence naissante de Raito ? Chacun se fera son opinion…[↩]
Willy Gilboire est un des rédacteurs DVD du magazine.
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Death Note thriller haletant mené de main de maitre à dévorer sans modération. Le raisonnement logique est très important comme dans beaucoup de mangas (Jojo’s bizarre adventure, Hunter X Hunter…), en utilisant le Death Note Yagami Raito est soumis à des règles précises, si il fait la moindre erreur alors il sera démasqué par l’excentrique mais redoutable L, enquêteur génial et ne pourra pas accomplir la mission qu’il s’est donné: assainir le monde des criminels. Le combat psychologique entre Raito et L est passionnant de bout en bout. L’ambiance musicale est excellent et rajoute beaucoup à la qualité de cette animé. N’hésitez pas vous passerez un bon moment!
[...] notre logique tout en flattant notre manière de raisonner. Souvenez-vous d’ailleurs de notre article consacré au volume 1 de l’anime, nous évoquions, en tant que spectateur, cette propension [...]
[...] rien de bien original à se mettre sous la dent. Une interactivité calquée sur le modèle du coffret Death Note : un chapitrage, une galerie de crayonnés, les génériques originaux et des bandes annonces [...]