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Metallica - Same Old (heavy) Song

Par Thomas Sinaeve • jeu 18 sept 2008 • Categorie: Musique

Disponible depuis le 12 septembre

« Metallica sont les Rolling Stones de leur génération » (Trent Reznor)

« Metallica pourrait chier pendant quarante-cinq minutes et le sortir en disque, ça se vendrait quand même comme des petits pains » (Bobby Ellsworth, Overkill)

Et si tout le Metallica d’après le succès interplanétaire du Black Album tenait dans ces deux citations en apparence contradictoires ? Entre l’amertume d’un second couteau de talent et l’ironie mordante de Dieu (pardon : de Reznor), dont on ne saura sans doute jamais si sa phrase visait à être une moquerie ou un compliment… ? Rare groupe contemporain à avoir su (du moins jusqu’aux années deux mille) concilier crédibilité et succès de masse, le groupe de James Hetfield et Lars Ulrich peut à peu près tout se permettre… et depuis 1991 n’a que très rarement manqué l’occasion de profiter de cette liberté courageusement gagnée. Et le rédacteur de bien insister sur le terme « courage », car le succès prodigieux du Black Album (plus de quinze millions d’exemplaires vendus à ce jour… et il s’en vend encore des milliers chaque semaine !) et son statut de classique ne doivent surtout pas faire oublier (comme c’est trop souvent le cas) qu’il avait à l’origine tout du proverbial coup de poker : Metallica y ralentissait passablement le tempo, muait vers une musique plus lente et plus aérée… sans la moindre garantie d’être suivi par ses fans de la première heure – encore moins de toucher le public rock dit « généraliste ».

C’est qu’on aurait tort de négliger cet aspect prise de risques lorsqu’on évoque Metallica : c’est aujourd’hui tout à la fois la principale raison de son aura et le boulet (pour le moins heavy) qu’il traînera probablement jusqu’au décès de chacun de ses membres. Pourquoi les fans de metal adorent-il Metallica plus que n’importe quel autre groupe ? Parce qu’il prend infiniment plus de risques, parce qu’il a oublié depuis longtemps ce que désignait l’expression « sentiers battus ». Et pourquoi les fans de metal critiquent-ils dans le même temps Metallica plus que n’importe quel autre groupe ? Parce que ces sentiers qu’il emprunte sont parfois décevants, parce que Metallica ne refera plus jamais les albums qu’il a fait entre 1983 et 1991.

Metallica

Entamée en 1996 avec le controversé Load, cette schizophrénie du public n’a fait que s’amplifier avec son petit frère RE/Load, jusqu’à atteindre son paroxysme en 2003 avec St Anger – album dont certains souhaitèrent un temps qu’il fusse le dernier. Encensé par la presse mais sèchement critiqué par une bonne part des fans, St Anger se voulait pourtant l’album de la réconciliation : après deux opus plus heavy rock que vraiment métalliques, le groupe y renouait avec l’agression, la rage, la violence… le temps de chansons dont certaines comptent encore aujourd’hui parmi les plus violentes que le groupe ait jamais publié. On aurait pu croire qu’avec ça tout le monde serait content… eh bien pas du tout ! Car c’était sans compter sur une donnée que Metallica n’avait a priori pas prise en compte : on ne lui demandait pas tant un retour à la brutalité1 qu’un retour au grand Metallica du Black Album (sinon carrément de Master of Puppets, en 1986). Agressif mais émouvant, heavy mais sophistiqué, puissant mais mélodique. Ce que l’abrasif (et, pour tout dire, excellent) St Anger n’était jamais, trop occupé qu’il était à essayer de (très bien) joindre les deux bouts entre le metal traditionnel made in Metallica et un trash plus contemporain (celui des Sepultura, Machine Head et consorts).

C’est là qu’on prend la réelle mesure de l’aura démentielle des Four Horsemen2 : après trois albums comme Load, RE/Load et St Anger, n’importe quel autre groupe aurait sombré dans les limbes, vu ses fans le bouder et ses ventes s’effondrer. Or en 2008 voici que paraît Death Magnetic et devinez quoi ? C’est un des évènements rock de l’année. Envers et contre tout. Même U2 et les Stones3 ne sauraient en dire autant. A cela un tas d’explications pourrait être trouvé (la fidélité inconditionnelle du public metal en premier lieu, souvent critiqué mais qui aurait sur ce point beaucoup de choses à apprendre au public rock ; le charisme et l’authenticité d’un James Hetfield, jamais remis en cause, y compris quand les autres membres du groupes étaient allègrement tournés en dérision pour leur côté divas…), la plus évidente étant tout simplement que… Metallica est le plus fort, le plus important, le plus essentiel de tous les combos de son courant. S’il n’a certes pas inventé le heavy-metal, il a en revanche inventé le metal moderne, que ce soit soniquement (ses classiques Ride the Lightning et Master of Puppets ont été déclinés à l’infini) ou esthétiquement (Metallica est à des années lumières des colifichets et des clichés du genre). Sans eux, pas de trash bien entendu… mais pas plus de metal alternatif, de neo-metal ni de grunge4. Alors oui, on ne peut que valider la réflexion de Trent Reznor, qu’il s’agisse d’une boutade ou d’une manifestation de respect.

Et pourtant paradoxalement, alors que les deux autres groupes majeurs du heavy des 80’s (Iron Maiden et Slayer) n’ont rien perdu de leur impact sur les jeunes générations, la musique de Metallica n’a sans doute jamais été aussi peu en phase avec l’époque – comme si au fil des années l’héritage avait été dilapidé. Alors qu’on entend régulièrement des cavalcades « maideniennes » chez les jeunes pousses du black-metal et que la quasi totalité des groupes trash puise son inspiration dans Reign In Blood, l’influence du plus populaire de ces trois-là (et même du plus populaire de tous les groupes de metal depuis Black Sabbath) peine à se faire sentir, au point que Metallica en 2008 ait quelque chose d’un quasi-anachronisme… là où les clones de Mötörhead continuent de pulluler depuis trente ans. Un détail peut-être, mais un détail d’importance à l’heure où paraît ce Death Magnetic aux airs de retour aux sources. C’est même le premier truc qui vient à l’esprit lorsque résonne l’intro de The Day That Never Comes, ouverture typique du Metallica era 1984-88 : à part Metallica lui-même plus personne ne sonne comme ça aujourd’hui. Des tas de groupes sonnent Maiden, mais aucun groupe en 2008 « ne sonne Metallica ». Et ce qui aurait pu faire passer cet album très classique (beaucoup plus que les précédents) pour un objet complètement obsolète issu d’une faille spatio-temporelle de lui conférer du coup un charme un peu suranné et absolument délicieux. Parce que soudain on se rend compte que… oui, ce Metallica là nous a manqué. Même si on ne faisait pas partie des détracteurs de leur période « expérimentale »5… même si on aimait beaucoup St Anger… même si on trouvait certains morceaux de Load et RE/Load excellents… ce Metallica aux cassures rythmiques détonantes, ces harmonies riches mais jamais pompières, cette rage habilement dosée… et Hetfield éructant comme si sa vie en dépendait… et Kirk Hammett arrosant le tout de soli démoniaques… vraiment, on l’ignorait, mais ça nous avait foutrement manqué.

Pochette de l'album Death Magnetic

Soyons clairs : Death Magnetic n’est pas un chef-d’œuvre. Il contient quelques longueurs, un ou deux morceaux un peu-deça (The Unforgiven III, tout clin d’œil mis à part6, fait carrément tache) et au moins un de ses power-chords (celui de Suicide & Redemption) est d’une laideur absolue. D’un autre côté… tous les albums de Metallica ne sont pas, objectivement, des chefs-d’œuvre (même si chacun des cinq premiers à ses inconditionnels). Et celui-ci se situe clairement dans la moyenne haute de la production métallique, genre d’album fantôme que le groupe aurait pu enregistrer entre Master of Puppets et …And Justice For All. Son meilleur titre, The Judas Kiss, donne même une idée sans doute assez juste de ce que Metallica aurait pu devenir si le regretté Cliff Burton7 ne l’avait jamais quitté.

Mettant toute l’expérience accumulée au cours des vingt dernières années au service d’une musique qu’il avait délibérément abandonnée au l’aube des années quatre-vingt dix, Metallica propose donc cette fois-ci, des titres à la pochette en passant par les arrangements, un album de… Metallica, ce qui dans le fond n’était plus arrivé depuis des lustres. Un choix somme toute cohérent : à force de surprendre, le meilleur moyen de désarçonner encore l’auditeur était sans doute pour Hetfield et les siens de publier exactement le genre d’album qu’on n’attendait plus d’eux…

Tel est le Metallica ‘ 08 : un quatuor qui ne renie pas plus ses œuvres récentes (l’excellente The End of the Line aurait tout à fait pu figurer au générique de St Anger) que ce qu’il a toujours été et semblait parfois avoir honte d’être ces dernières années : un authentique groupe de heavy-metal – et non des moindres. Biberonné au hard-punk de Mötörhead et au metal plombé de Judas Priest, inégalable dès lors qu’il s’agit de faire rimer progression harmonique et hard-rock (Broken, Beat & Scared ou All Nightmare Long dégoûteront sans doute plus d’un groupe de prog-metal), l’un des seuls peut-être à avoir jamais su renouveler le genre sans le dénaturer (en témoigne Cyanide, morceau de bravoure d’un Robert Trujillo désormais parfaitement intégré au collectif). Old-school, soit ; jamais redondant. Au risque sans doute de ne plus être encensé par Rock & Folk, Rolling Stone ou Libé (James Hetfield en dort-il encore la nuit ?), au risque de laisser sur le bord de la route le public pop et rock autrefois tombé en adoration devant Nothing Else Matters, au risque de ne plus passer en radio (quelle antenne FM pourrait bien avoir l’idée saugrenue de diffuser le single The Day That New Comes ???)… au risque, tout simplement, de vendre moins de disques. Mais honnêtement… à l’écoute de My Apocalypse, quel fan de metal s’en plaindra ? A ce tarif-là le business-man Lars Ulrich peut bien hypothéquer sa maison, personne ne trouvera à y redire. La liberté, après tout, n’a pas de prix.

Death Magnetic, de Metallica, édité chez Warner Bros.
Crédit photographique : Metallica.

  1. D’ailleurs relative : Metallica n’a jamais été un groupe de bourrins[]
  2. Surnom hérité d’un de leurs premiers classiques[]
  3. Stones qui ont bien entendu conservé une fan-base considérable… mais plus au point d’exploser les charts à chaque nouvel album – eux[]
  4. On ne rappellera jamais assez à quel point Metallica fut une influence considérable pour une scène grunge pas franchement reconnaissante, Soundgarden et Alice In Chains en tête[]
  5. Entre guillemets tout de même, quoique ce terme soit absolument galvaudé de nos jours[]
  6. Sorti en 1991, The Unforgiven fut l’un des plus gros tubes de Metallica, qui remit ça en 1997 avec The Unforgiven II[]
  7. Bassiste et co-fondateur du groupe, musicien merveilleux qui fut à l’origine de la complexification de sa musique sur les classiques Ride the Lightning et Master of Puppets, avant de décéder tragiquement – écrasé sous son tour-bus – en 1986[]
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Thomas Sinaeve est un des rédacteurs Musique du magazine.
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20 Réponses »

  1. Un groupe de millionaires qui attaque ses jeunes fans en justice pour avoir téléchargé leur album symphonique de merde ne mérite que le mépris.
    Imagine t’on Lemmy faire la même chose?
    N’achetez pas ce disque.
    Volez le à la limite si vous avez mauvais goût et que vous voulez l’écouter.
    (The unforgiven III j’y crois pas)
    (dans 20 ans il nous feront le retour du fils de la vengeance de The Unforgiven XXXII)
    (risible)

  2. (risible)

    NON ! Prévisible… ton commentaire :-)

    Mais bon, en même temps tu l’aurais pas fait, j’aurais cru que tu faisais la gueule :-D

  3. Nan mais attends il font autant pitié que les Rolling Stones ces gars là et ce n’est pas peu dire.

  4. C’est d’ailleurs le pourquoi de cet article : la pitié. L’envie de leur remonter le moral.

  5. Belle rétrospective pour cette énorme machine à fric qu’est devenue METALLICA… putain j’ai lu un peu les “conditions” de tournée… on est quand même très loin du groupe qui sillonne le monde en van… massages thaï, “warming room” avant le concert, chacun retrouve son hotel aux quatre coins du continent en jet privé… pfff…

    SysT

    NB : Faudra quand même que j’y jette une oreille, mais le single ne m’a pas particulièrement ébahi…

  6. En même temps on a le public qu’on mérite (ah ah)

    http://bienbienbien.net/2008/09/18/metallicaaaaaa-mes-poils-sont-a-toiiiiiiiiii/

  7. KMS >>> je trouve ça plutôt marrant, en fait. Et puis franchement on a vu bien pire autour de “Star Wars”.

    SysT >>> en fait moi je ne suis même pas au courant… c’est un des gros avantages d’une entreprise comme Culturofil : au moment de rédiger l’article on est complètement immergé dans la musique (à plus forte raison dans le cas d’un album dont l’enregistrement et la prod ont été hyper opaques) et ne perd pas son temps avec les bruits de couloir - car finalement ce n’est que ça.

    Ce qui est intéressant c’est que ces premiers commentaires, en dehors du fait que je les voyais venir à dix kilomètres, traduisent un truc qui m’exaspère (ce n’est pas spécialement contre vous, vous, je vous aiiiiiime :-) à savoir que dans le cas des groupes archi-populaires, et plus encore des “vieux groupes” archi-populaires, les à-côtés prennent régulièrement le pas sur la musique elle-même… et en plus de manière finalement assez gratuite (en tout cas de la part du Grand Méchant KMS dont on sait tous très bien que même quand Metallica était crédible et respecté de tous il n’en avait rien à battre). Je me souviens qu’à propos d’un de leurs précédents albums j’avais écrit (en substance) : “c’est sûr que si ce disque était le premier album d’un groupe inconnu, personne n’en parlerait”. Dans le cas de “Death Magnetic” je serais tenter de prendre la même idée, mais à l’envers : si c’était le premier album d’un groupe inconnu, tout le monde le trouverait très bien et l’accueillerait poliment.
    Qu’on comprenne bien ce que je veux dire : je n’ai jamais été le dernier à critiquer l’attitude de Metallica vis à vis par exemple du téléchargement. J’ai écrit à l’époque des kilomètres de phrases indignées sur le sujet mais le terrain de la musique… il me semble quand même que c’est autre chose. Ca me fait un peu penser au phénomène (à demi inversé) provoqué par le dernier Radiohead, à savoir que dans la plupart des articles on a vu les gens consacré une page entière aux conditions de distributions (dont objectivement on n’a rien à carrer)… et une demi-page (sinon moins) au contenu du disque. Là aussi, le paratexte étouffe tout… alors que paradoxalement, pour l’heure, je n’ai pas encore entendu un seul amateur de metal trouvant que “Death Magnetic” était un mauvais disque. A partir de là… le fait que Lars Ulrich soit un abruti fini ou James Hetfield un redneck de la pire espèce a-t-il la moindre importance ?

  8. Très juste… néanmoins je me permets - pour ma part - de m’étaler sur ce genre de “gossips” parce que je n’ai pas écouté l’album, sans quoi j’aurais donné un avis plus orienté… mais c’est vrai qu’on a facilement tendance à vouloir “haïr” de genre de groupes… Après tout, Metallica a toujours été très critiqué… et souvent à tort!

    SysT

  9. SysTool, j’ai toujours su que tu valais mieux que le premier gueusif venu ;-)

  10. Sache que les Gueusifs sont par définition des gens respectables :-)

  11. En ce qui me concerne, aussi loin que je me souvienne, j’avais entendu dire que le père Ulrich s’était retourné contre Napster parce que le titre “I Disappear” sur la BO de l’ignoble M:I2 avait été téléchargé avant même sa sortie. Et il déclarait à qui voulait bien l’entendre que le téléchargement était selon lui un phénomène incontournable et que lui même était le premier, quand il était jeune, à copier les cassettes de ses copains… Bref, comme quoi, on saura jamais vraiment ce qui s’est passé et ce qui a vraiment été dit, donc j’ai envie de dire qu’on s’en bat un peu les steaks.

    Le fait est que ce dernier Metallica est un excellent opus du quatuor multibassiste San Franciscain. Alors effectivement, on est encore loin du génie de Master Of Puppets, de la puissance enragée (et exutoire post-mortem) de …And Justice For All, mais en même temps, ils auraient fait la même chose, on les aurait accusé de se répéter (un peu comme Slayer quoi…).

    D’une part, comme le dit si bien Thom, Metallica a toujours renouvellé son style, tous leurs albums sont résolument différents et possèdent une aura et une ambiance bien à eux. Celui-ci fonctionne très bien dans son ensemble, contrairement aux 3 précédents (j’exclus l’album de reprises) qui étaient beaucoup trop inégaux à mon sens (sans parler de la production hideuse de St Anger).

    Perso, j’écoute My Apocalypse là, et je suis sur le cul. Et ça me suffit.

  12. “Death Magnetic n’est pas un chef-d’œuvre. Il contient quelques longueurs”

    bravo Thom, je m’incline… quelques longueurs… mouarf… si le LP avait duré 40 minutes avec des chansons écourtées, je dis pas, mais la… :S ca fait trop vieille gloire sur le retour, “regardez les jeunes on peut encore composer des compos alambliquées”… oui mais sans saveur pour ma part…

    et pis la basse aux abonnées absentes merci bien :( (en meme temps le Robert n’est qu’un salarié travaillant pour la mutinationale Metallica… donc bon… il a bien fait de suivre les conseils d’Hammett qui nous sort les memes solos depuis… et ainsi contenter le duo américano-danois et basta lol)

  13. SysTool >>> mais oui mais oui… je sais bien, j’ai tout de même été un jour proclamé “Gueusif” par tes soins :-)

    Cédric >>> sur Napster… j’ai le vague souvenir que c’était plutôt Jason Newsted qui avait rappelé qu’il copiait les cassettes de… Metallica lorsqu’il était ado (je me rappelle même qu’il racontait qu’il reproduisait les pochettes aux crayons de couleurs !).

    Doc >>> je peux opiner du chef sur la première assertion, concernant les longueurs… par contre la basse aux abonnés absents ??? A priori nous n’avons pas écouté le même album ! Car non seulement j’entends la basse, mais en plus je l’entends très bien… bon, ceci dit j’avoue que la vanne sur Robert m’a fait éclater de rire ;-)

  14. bon ok on entend la basse… mais pas suffisamment ;-)

  15. (mais comment quelqu’un d’aussi mauvaise foi que moi peut-il mettre un tel point d’honneur à ce que les autres soient de bonne foi ? ;-)

  16. je n’ai pas écouté le disque et je ne sais pas si je vais le faire tant la musque ne m a plus touchée depuis le black album.
    Par contre je vais réagir aussi au début de ton article et aux soi disant prises de risques du quator.
    Avant le black album Metallica passait déjà beaucoup sur MTV avec “one”, morceau long et complexe, mêem si mélodique. Du coup, le groupe était déjà très attendu et il y avait peu de chances qu’ils se plantent commercialement avec le successeur d’”and justice for all”. Alors forcément, avec des morceaux plus simples, catchy et mélodiques, ça a été jackpot. Ensuite pour les load et reload, le metal était très mal en point et ils ont donc essayés de faire qque chose qui pourrait plaire à toute cette jeunesse qui se détournait du metal. On ne peut pas dire ici non plus qu’il y a prise de risque car même si ils avaient des chances une partie de leur public, avec des morceaux aussi radiophoniques et le statut du groupe, ils étaient à peu près sûr de ne pas trop se planter.
    A la limite, “st anger” était + risqué : sortit un disque avec un son de batterie aussi pourrie, faut en avoir, non ???
    Plaisanterie mise à part, ils ont encore essayés de suivre la mode avec ce disque : le metal brutal était redevenu à la mode avec des groupes comme Slipknot.
    En bref, pour moi Metallica n ajamais pris de réel risque car ils ont quand même mis de l’eau dans leur vin et tel les Madonna du metal lol), ont essayés de suivre les modes

  17. Je suis d’accord sur “One” (même si l’album dont il est extrait n’est pas le plus aventureux du groupe). En revanche je ne suis pas d’accord sur le reste, l’envie de flatter la jeunesse à une époque où le metal était mal en point… ça sous-entendrait qu’à l’époque Metallica était sûr de faire un carton avec “Load”, ce qui était loin d’être acquis : en dépit de son succès énorme le Black avait quand même été adoubé à au moins 50 % par des fans de metal. Donc le côté opportuniste de la chose… non, désolé, je n’y crois pas vraiment : avec cette paire d’album controversés (et loin d’être aussi pop et mélodique qu’on le dit - “Devil’s Dance” par exemple c’est putassier peut-être ?), les mecs prenaient quand même le risque de perdre la moitié de leurs fans. Avec le procédé pour “St Anger”, album absolument pas radiophonique.

    Quant à dire que le metal brutal est revenu à la mode avec Spliknot… excuse-moi mais qui a encore quelque chose à foutre de Slipknot ou tous les groupes de neo-metal, pour la plupart complètement has-been depuis trois ou quatre ans ? Si l’argument tient pour “St Anger” à la rigueur, en ce qui concerne “Death Magnetic” ce n’est absolument pas crédible, à plus forte raison parce que comme je le soulève dans l’article… “Death Magnetic” n’est PAS DU TOUT raccord avec la mode de l’époque, ne sonne pas du tout “brutal-metal contemporain”, bien au contraire, c’est un album de heavy 80’s jusqu’au bout des ongles, à des années lumières de ce qui cartonne chez les djeun’s aujourd’hui………

  18. (procédé INVERSE, fallait-il lire :-)

  19. Thom, mon argumentaion ne prenait pas en compte “death magnetic”, vu que je ne l ai pas écouté. Je réagissais au début de ton article ou tu considèrais que Metallica, du “black album”, a “st anger”, avait pris beaucoup de risques.
    Et pour réagir à ta réponse, Metallica était certes attendu avec load, mais il y avait peu de chances qu’ils se plantent. Alors certes, ils pouvaient perdrent une partie de leur public, mais avec autant de single potentiel, ils étaient sûr de toucher une partie du grand public, qui est bien plus nombreux que le public metal. Quand à “devil’s dance”, en effet il n est pas putassier, mais c’est pas pour autant que c’est un bon morceau.
    Et puis si tu veux isolé juste un morceau pour argumenter, j y vais aussi : “hero of the day”, c’est pas putassier peut être ???
    Je me rappelle qu a l époque, les 2 premiers morceaux que j avais entendu de load avai été “ain t my bitch” et “until it sleeps” et je n en revenais pas qu’ils soient tombés si bas.

    Bref, cette petite discussion m a quand même donné l envi de l’écouter ce death magnetic. Bien joué, Thom !!!

  20. Je ne suis pas un fana de “Hero of the Day”, dont bon… note que je n’ai pas dit que Metallica n’avait pas adouci sa musique sur Load et RE/Load… juste que mis bout à bout ils n’étaient pas si mou et pop qu’on l’a dit à l’époque (”Ain’t My Bitch” est pour moi un morceau de heavy 70’s efficace… et là on en revient à ce que je disais plus haut sur le lourd fardeau d’ “être Metallica”… car si Black Moutain sortait “Ain’t My Bitch” tout le monde trouverait ça cool :-). D’ailleurs pour être complètement honnête : à l’époque j’avais trouvé ces deux disques purement et simplement à chier. J’étais un archi-fan de metal, et franchement… C’est seulement avec le recul que je me suis mis à les apprécier.

    (eh oui, je sais… c’est bien joué ah ah ah)

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