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La dernière lueur du diamant, de Thomas Taddeus

Par @ude • sam 27 sept 2008 • Categorie: Littérature

Parution le 17 septembre.

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C’est un beau titre pour un livre… raté. Dommage! Le diamant du titre est bien la seule chose qui brille dans ce livre assez atypique, certes, mais pas pour autant réussi ni intéressant. L’auteur, dont c’est le second roman, a -trop- visiblement (les ficelles sont bien grossières) tenté de créer un univers aussi étrange que celui d’un livre de science-fiction, mais, maladresse ou naïveté, ce monde imaginaire ne prend pas forme ni sens. On se demande en fait au fil de la lecture où l’auteur veut en venir et en tournant la dernière page ce qu’il a voulu dire.

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Nous sommes plongés dans une intrigue de type classique : le héros est inspecteur de police. Il mène une enquête sur la mort subite et inexpliquée d’une enfant en pleine rue. Les divers rebondissements entraînent l’enquêteur vers d’autres mystères, ramifications de son enquête principale: un trafic d’enfants lié à de la contrebande de diamants et à une minorité ethnique exploitée, la vie de son propre père, engagé politiquement « du côté obscur de la force » . Le tout se passant dans un pays indéterminé, scindé en deux états par une guerre civile. Les noms sont étranges et surprenants : l’Autre Côté pour la partie adverse, les Evilains, pour la minorité ethnique martyrisée, la Vigilance pour les services secrets en rivalité avec la police, le Premier Archonte chef de l’état, etc… Les policiers ont de drôles de patronymes : Bossa Nova, Verdegrey, Gabardine, Soupolet ou Mimoza, mais cela ne fait ni rire ni rêver. Les rues sont affublées de noms de contes de fées, mais l’effet tombe à plat : passage aux chèvres, La Tansversale, boulevard du Matin-Blême, bois de la Princesse.

Ce monde ne prend aucune signification. Les ingrédients sont des clichés ou des stéréotypes. Le narrateur, l’Inspecteur Bossa Nova, mène l’enquête et va affronter son propre père. Le schéma « Œdipe-Œdipe quand tu nous tiens ! » est plutôt primaire et on ne s’attache pas au héros. Sa personnalité ne provoque ni sympathie, ni empathie, et l’ensemble se lit d’une façon monotone : on s’intéresse à peine aux péripéties, convenues et sans surprise.

Tout le roman est lisse, sans relief ni aspérités. On s’ennuie vaguement en lisant et on se demande vraiment pourquoi La dernière lueur du diamant a été écrit… Il y a quelque chose de très scolaire dans ce livre. Un peu comme un devoir consciencieux mais sans âme. L’ambiance se veut peut-être volontairement stylisée, mais l’impression qui en ressort est sans saveur aucune.

Comme la notice de l’éditeur explique que l’auteur vit au Japon, on se demande si l’étrangeté des noms propres vient d’une transposition de mots japonais. Mais cette hypothèse n’apporte rien en faveur de ce livre raté… qui tarit l’inspiration de la chroniqueuse.

La dernière lueur du diamant de Thomas Tadddeus, édité par Flammarion noir, 313 pages.
Crédit photographique : Editions Flammarion.

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