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Le rouge du péché, d’Elizabeth George

Par Martine Galati • sam 11 oct 2008 • Categorie: Littérature

Paru le 9 octobre 2008

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Pour son 18ème opus, Le rouge du péché paru aux Presses de la Cité, Elizabeth George signe le grand retour de l’inspecteur Thomas Lynley et de son fidèle sergent, Barbara Havers. Toujours égaux à eux-mêmes, ils se retrouvent ici mêlés à une histoire qui, de prime abord, ne les concerne pas et que, malgré tout (et surtout malgré eux) ils vont devoir résoudre.

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Quand on a laissé Thomas Lynley à la fin de Sans l’ombre d’un témoin, il était sérieusement éprouvé. Sa chère épouse, Lady Helen, alors enceinte de cinq mois de leur premier enfant, venait d’être froidement assassinée. Et l’enfant, pourtant viable, ayant subi une asphyxie cérébrale, risquait fort d’être une personne lourdement handicapée si Thomas acceptait de maintenir Helen en état de mort clinique le temps de la fin de cette gestation. Une lourde responsabilité que Lynley n’a pas pu se résoudre à accepter faisant alors de lui un homme brisé prêt à abandonner une carrière à Scotland Yard qui pourtant lui tient vraiment à cœur.
On en est toujours là après Anatomie d’un crime, avant-dernier titre d’Elizabeth George, qui nous a permis non pas de comprendre cet acte de l’assassinat d’Helen au demeurant incompréhensible et surtout inacceptable, mais au moins d’en envisager une explication.

Au début de ce Rouge du péché, Thomas, après avoir trouvé refuge auprès de sa famille en Cornouailles, a entrepris une sorte de pèlerinage, une longue marche sans but précis, juste pour lui permettre de réfléchir à sa vie et essayer tant bien que mal de repartir. Incidemment ses pas l’amènent jusqu’à Polcare Cove, au Sud-Ouest du littoral. C’est là que le 43ème jour de son périple, sous la pluie, il découvre le corps d’un jeune garçon, apparemment victime d’une mauvaise chute de la falaise environnante, et déjà mort. Pour seul indice, Lynley se souvient juste d’avoir remarqué la présence, inattendue par ce mauvais temps, d’un surfeur. Homme ou femme ? Il n’a pas pu s’en assurer. Aussitôt la machine judiciaire se met en marche entraînant, bien malgré lui, ce cher inspecteur à sa suite. D’abord soupçonné à tort (il faut dire que son allure physique (barbu, chevelu, vêtements on ne peut plus crasseux) a de quoi semer le doute et encore plus lorsqu’il s’exprime de sa manière noble et raffinée), Lynley est très vite mis hors de cause et, même, l’inspecteur Bea Hannaford n’hésite pas longtemps avant d’employer ses compétences en la matière. Contraint, Thomas doit à son tour faire appel à sa chère Barbara Havers, sergent aux qualités pas toujours évidentes mais pourtant bien réelles, qui visiblement, même si elle ne veut pas trop le montrer, se trouve enchantée d’être sollicitée.
L’enquête qui va suivre va révéler des aspects pas toujours heureux de l’âme humaine, décidément bien insondable, avec laquelle Elizabeth George réussit encore une fois le tour de force de nous surprendre.

Entre ses descriptions plus vraies que nature de cette Angleterre profonde, ses analyses minutieuses de la société britannique et de la psychologie humaine et une écriture en tous points remarquable, l’auteur (américaine) nous livre un roman des plus bouleversants à la pertinence irréprochable…

Le rouge du péché, paru aux Presses de la Cité
524 pages
Crédit photographique Les Presses de la Cité

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Martine Galati est une des rédactrices Littérature du magazine.
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3 Réponses »

  1. “Anatomie d’un crime” son précédent, me tentait déjà bien, mais celui-ci encore plus. Merci pour cette découverte Martine !

  2. Martine, arrête de me donner envie de lire d’autres bouquins! D’une manière générale, je suis friande de textes qui se passent en Grande-Bretagne ou en en Irlande. ;-)

  3. Je suis une fan d’Elizabeth George, et bien sur je me suis ruée sur son dernier roman. J’attendais impatiemment des nouvelles de Thomas Lynley !!!
    Le rouge du baiser n’est pas mon roman préféré et j’avoue que pour une fois j’ai été déçue ! Beaucoup beaucoup de longueurs, une histoire qui retombe comme un soufflé…dommage j’attendais tellement plus…même l’histoire, pour une fois, ne m’a pas mis en haleine et j’avoue que j’ai eu du mal à le terminer…Bof !!!

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