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Le Chant du volcan de Christian Moire

Par Martine Galati • dim 22 fév 2009 • Categorie: Jeunesse

Parution en novembre 2008
À partir de 12 ans

Appréciation de Martine niveau 2

Né en 1958 à Tours, Christian Moire a changé plusieurs fois de métier et fréquenté des univers très différents : le CNRS, la publicité, l’édition. Après un tour du monde d’est en ouest, il s’est installé à Mexico en septembre 2003 où il est « chargé du livre » à l’Institut français d’Amérique Latine.
Stephan Zaubitzer est né en 1966 à Munich. Photographe depuis 1991, il travaille régulièrement pour la presse française et internationale. Il a, pendant un temps, collaboré avec le collectif de photographes Tendance Floue. En 2004, encouragé par un World Press Photo, il décide de se lancer dans un travail au long cours sur les salles obscures de centres-ville du monde. Chaque année, ce travail se voit enrichi de plusieurs destinations.

Pour écrire Le Chant du volcan, Christian Moire s’est emparé de la série de photographies « Sieste verte » (2002) de Stephan Zaubitzer : dormeurs dans les parcs et jardins, corps anonymes, d’hommes et de femmes, allongés sur l’herbe verte.
À l’approche du Salon du Livre de Paris qui ouvrira ses portes sur le Mexique du 13 au 18 mars prochains, il est recommandé de rouvrir les pages de ce roman à destination des jeunes à partir de 12 ans, paru aux éditions Thierry Magnier dans la collection Photoroman.

Couverture Le Chant du volcan

Alors qu’elle s’apprête à quitter le Mexique après y avoir vécu pendant quatre mois pour y faire des fouilles archéologiques, Aurélie rencontre Hénoch pour qui elle éprouve tout de suite une véritable attirance.

Chercheur en géophysique, le travail du jeune homme consiste à « entendre Le Chant du volcan », c’est-à-dire à surveiller, sans discontinuer, les fréquences et les signaux émis par le Popocatépelt. Assez mystérieux sur son passé et sa vie actuelle, un tantinet maladroit et tête en l’air (comme tout chercheur qui se respecte), Hénoch cherche avant tout à comprendre pourquoi et comment son père est mort lors du tremblement de terre de 1985. Une mort à laquelle il a assisté, impuissant, lorsque l’immeuble dans lequel il vivait alors s’est écroulé sous ses yeux, le laissant traumatisé à jamais.

Inquiet quant à la moindre secousse tellurique, le jeune homme l’est aussi face au sentiment amoureux qui le submerge à son corps défendant. Et si Aurélie se sent à même de le rassurer et de vivre avec lui cette belle histoire d’amour, Hénoch n’est peut-être pas tout à fait prêt à s’engager dans cette voie-là. Quel plus beau défi alors pour la jeune archéologue habituée à fouiller les traces du passé pour en découvrir l’histoire, que d’aider Hénoch à vaincre les démons qui le hantent.

Mêlant habilement des thèmes comme la recherche du passé, l’archéologie, les tremblements de terre et l’amour, avec les superbes photographies de Stephan Zaubitzer, Christian Moire livre ici un texte à la sensibilité exacerbée. La beauté des paysages mexicains, le monde de l’archéologie, les faits historiques y sont décrits avec une précision implacable et remarquable. Au côté d’Aurélie, on a envie de croire à cette histoire d’amour. Possible ? Impossible ? Le poids du passé d’Hénoch sera-t-il le plus fort ? Et le volcan chantera-t-il enfin la chanson que le couple espère ? Réponse à la fin de ce roman tendre et ardent, comme seule la vie sait l’être, de Christian Moire.

Le Chant du volcan de Christian Moire
96 pages, format 13,5X16 cm
Crédit photographique éditions Thierry Magnier

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Martine Galati est la responsable de la rubrique Livre. C'est aussi une des rédactrices de cette rubrique.
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Une Réponse »

  1. Ce n’est pas la première fois que je lis des éloges sur ces “photo roman”, je vais donc en prendre note !