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Vic Chesnutt – Miraculeux

Par Thomas Sinaeve • jeu 24 sept 2009 • Categorie: Musique

Sortie le 21 septembre 2009

Appréciation de Thom niveau 2

2009, année folk. Je sais : on vous l’a déjà faite en mai celle-là, lorsque votre serviteur évoquait avec moult superlatifs le fabuleux dernier album d’Akron/Family. Difficile ceci dit de ne pas en remettre une couche. Oh bien sûr, pour un Elvis Perkins In Dearland on aura dû s’avaler bon nombre d’albums oubliables et comme de juste déjà oubliés ; il y aura sans doute presque autant d’albums folk dans les limbes des référendums annuels que dans les Top Ten des uns et des autres. Mieux : les meilleurs albums folk de l’année1 ne furent assurément pas ceux que les médias montèrent en épingles et auront plus souvent été les fruits de plus ou moins vieilles connaissances que de perdreaux de l’année2. Il n’empêche que tout ceci mis bout à bout suffit amplement à créer un contexte au sein duquel le nouvel album de Vic Chesnutt s’insère merveilleusement bien, véritable sommet d’une saison acoustique comme on en vit peu depuis dix ans.

On n’est certes pas accablé par l’effet de surprise lorsqu’on constate que l’on tient avec At the Cut un disque de tout premier plan. Depuis presque vingt ans, l’ancien protégé de Michael Stipe est un habitué des podiums de fin d’année, auteur d’albums dépouillés et sublimes comme Merriment (2000) ou North Star Deserter (2007), icône indie vénérée par des artistes aussi divers que Billy Corgan, Shearwater et même Madonna, ou guest de luxe chez les Cowboys Junkies ou Sparklehorse3. Il était cependant difficile d’envisager un album aussi profond, sophistiqué et réussi. Car At the Cut n’est pas juste un très bon disque – c’est un ouvrage exceptionnel concourant on ne peut plus sérieusement au titre d’album de l’année.

Pochette de l'album At the Cut

Signe des temps sans doute en cette période où la moindre publication acoustique a droit à un buzz disproportionné, Chesnutt comme la Family ou quelques autres a choisi de s’éloigner des sentiers battus de la folk et d’aller faire prendre l’air à ses ballades sur des terres moins peu peuplées. S’il penchait dans cette direction depuis deux disques, cela n’en fait pas moins du titre inagurual, somptueux Coward, un formidable contre-pied. Électrique, sinueux, le morceau presque psalmodié rampe façon Low jusqu’à une explosion finale qui donne le ton d’un album plus torturé encore que ce à quoi Chesnutt nous avait habitués. Torturé, oui… mais pas à n’importe quel prix. Le fragile américain ne connaissant ni la pose ni l’affection, il ne se pare ici d’ambitions démesurées que dans l’unique but de donner la vie à de vraies… de belles… de très grandes chansons. Sur At the Cut jamais, fût-ce une seconde, la sophistication ne se fait au détriment des mélodies – encore moins d’une émotion intense que l’artiste semble façonner méthodiquement à chaque nouvelle composition.

Si la suite renoue avec une veine plus folk, elle ne s’avère pas pour autant plus balisée. Aussi raffiné que l’on pouvait s’y attendre après une telle ouverture, At the Cut renouvelle quarante-trois minutes durant cette alliance entre sensibilité à fleur de peau et quasi perfection sonique – symbolisée par la pureté incroyable du chant. On savait que le songwriter était également un interprète remarquable ; son dernier opus en fournit une nouvelle illustration, qui en plaçant la voix très en avant donne l’impression qu’elle n’a jamais été aussi bien captée que sur When the Bottom Fell out (par ailleurs la chanson que Tindersticks essaie d’écrire depuis toujours…). Rares… très rares sont les albums à pouvoir à la fois prétendre être et très produits, et à fleur de peau… à être simultanément capable d’impressionner par leur beauté plastique tout en noyant l’auditeur sous la violence de leur charge émotionnelle4. C’est bien le cas de celui-ci.

Quel que soit l’angle adopté, At the Cut stupéfie, enchante et même : fascine. Parvenant même à trouver un équilibre parfait entre cohésion et richesse, il semble avoir été conçu pour redonner toute sa noblesse à une expression – « bel album » – que l’on ne risque plus à l’avenir de réemployer à tout bout de champ. Car si le moindre disque un peu touchant est un « bel album »… quel qualificatif pourrait bien convenir à la beauté crépusculaire du dernier Chesnutt ?5 Jazz langoureux (Chains, We Hovered with Short Wings), blues-rock caverneux (Philip Guston n’aurait pas été reniée par Nick Cave en personne), flirt avec la soul (sur Flirted with You All My Life Vic évoque un Ben Harper possédé)… il y a tout sur At the Cut, tous les styles et toutes les émotions d’une vie compilées en dix chansons. Une vie pleine de fêlures, de tendresse (Granny) et de renoncement6. Tour à tour lumineux et déchirant, voici un album qui vous accompagnera très, très longtemps. Chef-d’œuvre.

At the Cut, de Vic Chesnutt, édité chez Constellation.
Crédit photo : V. Chesnutt

  1. À Perkins et à la Family il ne faudrait pas manquer d’ajouter les opus de Xavier Plumas, Willie Nelson, du Delano Orchestra voire de Grizzly Bear… ainsi que le fabuleux album autoproduit de VIOL… []
  2. Perkins et le Delano publiaient tous deux en début d’année leur second album ; Nelson est évidemment une légende vivante… quant à Plumas et Akron/Family, ils ont respectivement entamé leurs carrières en 1996 et 2002. []
  3. Il participe en effet au récent et très réussi Dark Night of the Soul []
  4. Oui, j’ai pleuré plusieurs fois… et alors ? []
  5. Ah bah tiens, « beauté crépusculaire », justement… []
  6. Il devient presque désagréable à la longue de le rappeler à chaque fois qu’on veut le présenter, mais Chesnutt est cloué dans une chaise roulante depuis un grave accident de voiture en 1983. []
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Thomas Sinaeve est le responsable de la rubrique Musique. C'est aussi un des rédacteurs de cette rubrique.
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57 Réponses »

  1. Magnifique album, en effet!

    On a l’impression de ne jamais avoir entendu Chesnutt auparavant, de le découvrir seulement avec ce disque, c’est vraiment incroyable.

  2. “Tour à tour lumineux et déchirant, voici un album qui vous accompagnera très, très longtemps. Chef-d’œuvre.”

    TOUT est dit dans ta conclusion.
    Oserai-je un petit “disque sombre, lumineux, torturé et attachant qui illuminera longtemps, même très longtemps, mon existence” ou un truc du genre ? ^^

    Bravo Thomas pour cette critique en tous points parfaite !

  3. Merci Thierry :)

    Tu peux ajouter tout ce que tu veux, même ton existence ;)

    Le fait est que quand j’écris “chef-d’œuvre”… ce n’est pas pour rire, je place vraiment cet album au niveau de certains grands classiques de la folk. Et j’espère qu’à son petit niveau cette chronique aidera à faire un peu parler d’un artiste dont on ne parle jamais et qui vient, mine de rien, de publier un des meilleurs albums que j’ai entendus depuis des années…

  4. Je suis tout à fait d’accord avec toi avec l’emploi du mot “chef d’oeuvre”.

    Chaque album (ou presque) de Vic Chesnutt est un petit chef d’oeuvre (j’ai simplement un peu plus de mal avec le précédent [Dark developments, celui avec Elf Power] & Left to his own devices. Au moment de la sortie, j’avais eu également un peu de mal à “saisir “The salesman & Bernadette”, mais maintenant, je l’ai domestiqué ^^). Mais Little / Is the actor happy ? / West of Rome / About to choke / Merriment (Aaaaaaaahhhhhhhh, je me le refais juste après !) / Silver Lake / North Star Deserter / … QUE DU BONHEUR (souvent mélancolique, mais un bonheur des plus simples tout de même !).

    At the cut est assurément un CHEF D’OEUVRE, pas un petit chef d’oeuvre. Mais combien de personnes touchera-t’il ?

    Comme tu le soulignes, Vic Chesnutt est “un artiste dont on ne parle jamais”. (ou presque ;-) )

    Comme je te l’avais expliqué sous d’autres cieux, j’avais été écoeuré par le comportement du public lillois à son encontre, il y a près de deux ans, lors d’un concert où il partageait l’affiche Loney Dear et Andrew “Bof” Bird.

    Allez, je vais un peu complèter ma collection sur Amazon. Ghetto Bells et Silver Lake sont à moins de 3 $ pièce.

  5. This item cannot be shipped to the address you selected. (Learn more.) You may either change the shipping address or remove the item by clicking Delete.

    On ne peut pas (plus) commander sur Amazon US avec une adresse de livreiason française ?

    :-(

  6. En fait je n’ai découvert que Chesnutt tardivement, il y a peut-être quatre ou cinq ans… je n’en avais jamais entendu parler avant, et c’est grâce au Net (et même grâce au téléchargement, argument dont je sais bien qu’il ne fait hélas réfléchir personne). Et aujourd’hui encore j’ai l’impression que personne, jamais, ne parle de Chesnutt en dehors du Net (bon… peut-être avec cet album, il est tellement génial que j’ai du mal à croire que la presse pourrait totalement le zapper).

    On ne peut plus acheter sur amazon.com ??? je l’ai pourtant fait il n’y a pas si longtemps. Sinon il reste toujours i-tunes ou e-bay…

  7. L’avantage d’être plus âgé, dans ce cas-ci ^^

    Amazon.com, j’ai finalement réussi mais pour 2 “items” seulement (limitation des envois overseas …)

  8. Découverte de Chesnutt grâce à DNOTS. Pourquoi l’ai-je toujours laissé de côté ? Pour une seule raison : l’étiquette folk. j’en suis déjà au troisième morceau de cet album, et s’il est folk, alors (Smog) est aussi du folk. Ce qui n’est pas vrai.

    Enfin, disons que je ne vois pas les choses comme ça.

    je repasserai un de ces 4 pour dire tout le bien que je pense de ce qui m’impressionne déjà beaucoup dès la première écoute, en direct live médamzémessieurs !

  9. Thierry >>> ah ok ! J’avoue que je n’avais jamais essayé d’en commander plus…

    Christophe >>> attends, la folk ne se résume pas à un mec tout seul avec sa guitare, loin de là. La folk peut être expérimentale, matinée de rock, même d’électronique…

    … et puis cet album est tout de même très très acoustique, si l’on excepte un premier morceau quasiment post-rock.

    D’ailleurs si l’étiquette folk te rebute, il est fort possible que la plupart des albums de Chesnutt aussi, surtout les premiers qui évoluent dans un registre folk-rock on ne peut plus traditionnel. C’est d’ailleurs ce qui rend celui-ci si évènementiel, ce que Laiezza appelait plus haut “redécouvrir Chesnutt”…

    (et sinon oui, (smog) est folk par bien des côtés…)

  10. “oui, (smog) est folk par bien des côtés”

    Tu m’cherches ou quoi ?

  11. Thomas >>> “les premiers (albums) évoluent dans un registre folk-rock on ne peut plus traditionnel.”
    Mouais … Pour Little, presque d’accord, même si pour moi, la voix simplement permet de le sortir du lot traditionnel. Mais bon, ok, album très épuré !

    Ensuite, les albums présentent (presue) tous des morceaux qui sortent du cadre “folk”.
    Par exemple, Latant / Blatant vire un peu “pop”, je trouve.
    Dur de qualifier Drunk de folk-rock. C’est plutôt une éructation !
    L’album Is the actor happy ? est plutôt pop (folk)

    Etc etc …

    Mais c’est vrai, le champ du folk peut-être très large !

  12. Oui, oui, bien sûr, il y a des exceptions. Mais quand même, ça reste très folk jusqu’aux années 2000.

  13. Tout à fait, Thomas.

    Mais pourquoi ne pas laisser des commentaires pour essayer de faire passer l’article dans la liste des plus commentés ?
    Histoire de lui donner une plus grande visibilité … ^^

  14. Ca peut aller vite sans même y penser (faut que 23 com’ pour entrer dans ce “top”), mais je ne suis pas sûr que ça serve à grand-chose… tout simplement parce que je n’ai pas l’impression que les gens regardent vraiment la catégorie “articles les plus lus”…

  15. La catégorie des articles les plus commentés est en effet consultée, mais le meilleur moyen de donner de la visibilité à un article sur Cutlurofil serait plutôt de le faire passer dans la rubrique À l’affiche. Et les commentaires sont surtout censés vous permettre de développer vos points de vue et de les confronter, pas de flooder :-)

  16. Ca ne nous coûte pas grand chose. Plus que 8 après celui-ci.

    Pour en revenir à At The Cut, j’ai souvent l’impression en l’écoutant qu’il est la suite logique, un peu apaisée et sublimée de North Star Deserter, que j’adore également beaucoup.

  17. Moi, j’ai utilisé la rubrique les plus commentés.

    Pour en revenir à At the cut, j’ai eu une bien belle surprise au finale. Très fort et subtil.

  18. Je vais la consulter également régulièrement pour voir si Campbell / Lanegan sont détrônés ou non.
    Ils ont encore un peu de marge, je crois ^^

    Si tu as aimé At the cut, Christophe (aka Mario), précipite-toi sur North Star Deserter !

  19. Je suis moi aussi assez d’accord avec cette idée de suite de “North Star Deserter” (d’ailleurs c’est la même équipe qu’il a réuni sur l’un et l’autre, je crois qu’en fait c’était délibéré ce côté “épisode 2″)…

  20. L’ami G.T. n’en fera pas son album de l’année, loin de là :-(
    (lourdeur & pathos …)

    Allez, plus que 5 commentaires ^^

  21. C’est-à-dire ???

  22. Sur Art-Rock, Guillaume (CDB 14) a déclaré ne pas se joindre aux louanges entourant At The Cut, le trouvant bon, mais avec des lourdeurs et du pathos :-(

  23. Il est difficile, ce garçon ;-)

  24. Et pourtant, Third est un album culte pour lui ;-)

    je crois que ça nous fait 23 !

  25. Quel grand gamin, ce Thierry ;-)

  26. Qu’est ce qu’il faut pas dire pour faire monter les commentaires^^

    En tout cas je suis aussi tombé sur le charme, vraiment très très bonne surprise, d’ailleurs découverte via cet article qui ne peut qu’attirer l’attention. Gros faible pour coward, chinaberry tree, la fin de Granny aussi…. wahou!

  27. Allez, pour la peine on continue à faire monter :)

  28. Vic Chesnutt ! 6ème article le plus commenté sur Culturofil ! Et bientôt 5ème… Respect !

    Moi aussi, j’adore Coward, au fait. :-)

  29. On verra ce qu’il vaut vraiment quand j’aurais dupliqué l’article sur Le Golb… parce que sur Le Golb, pour pénétrer dans le Menu Best of il faut réunir… 73 commentaires :D

  30. Pour commencer, on peut faire des copieiés-collés ceux de Culturofil (sauf celui-ci ^^)

  31. Je te croyais plus aventureux :D

  32. Certes, mais pas trop téméraire ^^

  33. (j’ai l’impression qu’on commence à être à court de réparties…)

  34. Oui, mais cela ne retire rien aux multiples qualités d’At The Cut et de son auteur !

  35. Multiples… pour ne pas dire infinies ! ;)

  36. Je vous trouve un peu laborieux pour générer du flood en commentaires. mais je critique, alors que je ne saurais pas faire mieux.

    Bon, pour revenir à chesnutt, que je découvre et qu’il se peut que je chronique un de ces 4 chez Ama-L dans les indiscrétions du service marketing (pour dire comment il m’a scotché), je le trouve hyper proche de Constellation dans Coward particulièrement. Outre d’être édité chez mes canadiens favoris, la bande à Elmo joue-t-elle sur l’album ? ou produit au moins par eux ? ou enregistré à Montréal ?
    je vous laisse répondre pour abreuver les comms et mes interrogations avec des vrais morceaux de viande dedans.
    Sinon je file chez Xsilence chercher ma came ^^.

  37. C’est le même line-up que pour North Star Deserter, c’est-à-dire (de mémoire) le guitariste de Fugazi, le Silver Mt Zion Orchestra en guise de backing-band et Howard Bilerman d’Arcade Fire aux manettes.

  38. Silver ? Ca m’étonne pas.
    En revanche, c’est étonnant pour le prod d’AF, puisque ce n’est pas si vulgaire.

  39. Billerman a quitté Arcade Fire juste après Funeral… c’est peut-être ça l’explication ^^

  40. Ca paraît plus cohérent

  41. Je ne supporte pas Arcade Fire (vulgaire et putassier), mais ici, le petit gars fait des miracles.

    Si vous avez l’occasion de les voir en petite formation sur scène, c’est géant !
    A quatre, ils vous font un de ces raffuts. Ca m’avait scotché il y a deux ans !

    Je n’arrêtais pas de me dire que VC (désolé …) jouait du folk acoustique en 1989 et qu’il en était désormais bien loin.

  42. Pour AF, je ne suis d’accord avec toi que sur leur progression, parce que leur premier ep reste quand même moins putassier que la suite. reste que ce côté putassier est aussi ce qui rend l’ensemble sympathique sur le ep et The funeral, pour ma part.
    Vu AF à l’Olympia en grande formation il y a 2 ans : beuark ! Sauf le rappel.

    Pour VC, je crois que je vais prendre mon temps pour remonter le temps et sa disco, peut-être avec une progressivité rétroactive planifiée (je vais me programmer des alertes iCal mensuelles et gérer ça sur un tableau excel, ce devrait être raisonnable). Mais pour l’instant, je préfère en rester à ce post rock du dernier album, certes mâtiné de folk, mais je ne souhaite pas casser la belle impression que j’ai en écoutant des gratouillis folks qui ne manqueront pas de m’escagasser au plus haut point.

  43. Attendez… je suis d’accord pour faire monter les coms, mais pas à n’importe quel prix quand même. Une digression sur AF, ça me semble vachement cher payé…

  44. Il y a quand même un lien direct avec At The Cut. Je dis ça, mais en même temps, j’ai plusieurs vins blancs dans le pif (sans aucun lien avec la crème anti-acné de G.T.) ^^
    (pot de départ).

    On est plus qu’à 6 commentaires de la première place.

  45. Cinq, tu veux dire ?

  46. Crois-tu qu’un jour Isobel Campbell pourrait faire un duo avec Vic Chesnutt ?

  47. Ce serait génial ^^

  48. Le carton assuré sur Culturofil ^^

  49. Je coupe, je feinte… Hé là donc :
    A la fin de l’envoi…

  50. Et rien que pour embêter Lyle …
    Vic Chesnutt est désormais n° 1 des articles les plus commentés sur Culturofil !

  51. Pourquoi m’embêter ?
    Si j’ai crée un blog et maintenant dans le mur du son! c’est bien parce que j’ai envie de discuter de musique, non (oui, ce n’est pas évident devant le peu de commentaire de jecoute)? Alors qu’on en parle, c’est formidable !
    Et ça n’a pas d’importance si je ne trouve pas sa musique particulièrement brillante et que je n’apprécie absolument pas sa voix (au point de ne pas avoir acheté l’album avec les Elf Power dont je suis fan…)
    De toute fçon, tout le monde sait que j’ai des goûts de chiotte, non ?

  52. “embêter” n’était pas à prendre au 1er degré.

    Je trouvais juste amusant de citer le nom d’un blogueur n’aimant justement pas l’album pour battre le record de commentaires sur Culturofil. Faut pas chercher plus loin !

  53. Je prend tout au premier degré…

    Et on ne peut même pas dire que je n’aime pas l’album, je suis juste absolument pas sensible à sn auteur…

  54. Pourtant c’est un peu dépressif, et un peu post-rock ;-D

  55. Je n’écoute pas que du un peu dépressif et un peu post-rock.
    La preuve, je suis en train d’écouter le noueau A Sunny Day in Glasgow !
    Heu… mauvais exemple là…

  56. Ca dépend où on se place. Un jour de soleil à Glasgow c’est moche pour beaucoup de gens, mais pour un écossais ou un normand… ^^

  57. Le groupe est de Philadelphie. Je ne sais pas ce qu’évoque pour eux un jour de soleil à Glasgow. Si c’est ce que donne la musique, pas un truc trop joyeux.
    Mais c’est très bien, ça rappelle Lush en plus electro…

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