Quel vin choisir pour mon repas de fête des mères ou des pères ?

Voici quelques conseils pratiques pour préparer votre repas de Fête des Mères ou des Pères en tout sérénité …en choisissant les vins qui s’accordent à vos mets. N’oubliez pas de sortir le grand jeu pour votre cave à vin, que vous avez préparé pendant de longs mois, afin de bien accueillir vos convives comme il se doit !

Il existe bien sur de nombreux sites Internet qui propose un choix judicieux de vins en accord au menus et recettes diverses; en fonction de vos inspirations culinaires, quelques clics permettent de dégrossir le choix pléthorique de cuvées et de vins que vous pourriez vous procurer.

Cela dit, rien ne saurait remplacer les conseils avisés d’un caviste, dont la sélection est souvent issue d’un choix quelque peu égoïste, par là, j’entends que le caviste en question, saura sélectionner à jute titre d’ailleurs, seulement les vins qu’il aime, à l’instar d’un chef de cuisine qui ne mettra pas à sa carte des recettes qu’il n’aimerait pas qu’on lui serve !

Sinon toujours en fonction du menu que vous servirez voici quelques règles à respecter :

Certains accords sont dits de raison, une règle simple sera celle l’origine géographique, puisque certaines spécialités, bien enracinées dans la culture régionale, appellent des vins régionaux, pour les basiques cette règle et d’une évidence réconfortante (choucroute et vins blanc d’Alsace, cassoulet et Madiran ou cahors ou encore bœuf bourguignon et coq au vin escortés d’un beau bourgogne rouges par exemple).

Les vins de cépages aussi, peuvent vous faciliter la tâche, dans un registre aromatique bien définit, ils sauront accompagner vos plats avec une facilité bien efficace.

Pour les blancs, Le chardonnay, aux notes beurrées et au style caressant, accompagnera les poissons en sauce et les volailles ainsi que les viandes blanches. Le Sauvignon blanc, plus tonique et aux notes acidulées, se mariera plutôt aux poissons grillés ou marinés, ainsi qu’avec les fruits de mers pour changer du traditionnel Muscadet. La Marsanne et la Roussanne, typique des vins du Rhône, aux typicités plus chaleureuses et aux arômes plus puissant, ravira le veau cuit longuement ou du porc légèrement épicé. Le Viognier, un cépage très aromatique et tout en volume servira avec beaucoup de classe vos recettes exotiques ou les préparations sucré/salé tout comme un gourmant muscat sec. Enfin le Chenin, typique des beaux vins de la Loire, appellera a ses cotés les poissons de lac et de rivière, en jouant une partition aromatique alliant la fraîcheur au volume cajoleur.

Quand au vin rouges, Le Cabernet Sauvignon, le cépages des grands Médoc, au caractère puissant et fruité, appréciera dans son sillage capiteux de belles pièces de viandes rouges, grillées ou braisées, voire des spécialités de viandes mijotées. Le Pinot Noir, le cépage révélateur du terroir bourguignon, moins puissant que le précèdent mais aux notes plus florales et acidulées, supporte aisément le bœuf, mais aussi le gibier à plume, tout comme les viandes plus tendres et la cuisine d’inspiration légère. Pour La Syrah, Sudiste par définition, elle s’entoure à merveille d’une cuisine plus exubérante, exotique et parfumée d’épices et plantes aromatiques, sans oublier l’agneau comme avec le Grenache, qui dévoile à son contact la cuisine en sauce, les civets ou autres rognons au madère !!! Puis le Merlot, le flatteur de Bordeaux, aux notes fruités et moelleuses en escorte d’une viande juteuse et à cuisson rapide.

Enfin, sur le fromage, la règle de la région vous permettra bien des déconvenues, mais ne négligez pas les vins blancs, au contraire, la règle séculaire, immuable, du vin rouge sur le fromage reste encore très ancrée dans notre culture, mais révèle souvent des accords hasardeux et décalés, tandis qu’un vin blanc de savagnin, sur les pâtes pressé cuites (comté, gruyère), un chardonnay ou un vin blanc sec de Savoie avec des pâtes molle à croûtes (camembert, livarot, munster) ou bien sur le sauvignon ou le gros Manseng pour les fromages de chèvres et de brebis.

Les irréductibles du vin rouge pourront aussi se rabattre sur des vins rouges légers et aromatiques tels des gamays du Beaujolais ou de Touraine servis frais pour jouer sur le caractère acidulé et fruité de ce cépage ou encore certains Passetoutgrains et autres Pinot Noir d’alsace.

Pour les desserts, les bases fruitées, comme les tartes, s’accommodent volontiers de sauternes jeunes ou des liquoreux des coteaux de la Loire, tandis que les spécialités aux fruits exotiques (mangues, ananas, fruit de la passion ou noix de coco) s’amourache tendrement des aromatiques gewurztraminer ou tokay d’alsace, voire même de Tokaj Hongrois, acidulé et moelleux.

Le chocolat quand à lui, s’il et d’une douceâtre amertume, se verra équilibré par des vins de type Banyuls ou Maury, mais aussi avec des muscat de Rivesaltes ou de Beaume de Venise, tandis que plus doux et sucré, le chocolat supporte aussi les liquoreux vins de paille et autres Jurançons ou Monbazillac.

Voilà déjà quelques règles simples, qui je l’espère fonctionnerons, maintenant a vos flasques, prêts ? Débouchez!

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